Tras casi 50 días en
huelga de hambre en protesta por su despido y por la arbitrariedad y la
actitud neocolonial con la que actúan las empresas multinacionales en
el sur argelino, la compañera Meryem Mehdi se encuentra en un estado
desesperado. Se han desmentido las últimas noticias que hablaban de un
posible compromiso con el abogado de British Gas. La multinacional
británica mantiene su silencio y sigue impasible ante el deterioro del
estado de salud de la compañera. A su vez, las autoridades argelinas
mantienen su silencio cómplice. Por un lado, mientras el Ministro de
trabajo recibe al comité de solidaridad, la policía golpea a las
personas concentradas y detiene a la secretaria general del SNAPAP,
Nassira Ghozlane, y a dos compañeros de SNAPAP y de la Liga argelina de
derechos Humanos.
Consideramos inaceptable
este tipo de comportamientos por parte de las multinacionales, en este
caso British Gas. Además de explotar los recursos naturales de un
territorio sin que sus pobladores se vean realmente beneficiados, se
dedican también a explotar a sus trabajadoras y trabajadores. No
debemos olvidar que Argelia es uno de los productores de gas más
importantes del mundo. En la reciente cumbre hispano argelina celebrada
hace pocos días en España, representantes de ambos gobiernos han
hablado de energías, sobre todo de gas. Y es que ya está en marcha el
gaseoducto Medgaz, que transporta el gas argelino desde el desierto del
Sahara hasta Europa (entrando por Almería). Mezgaz es un consorcio
formado por varias multinacionales como la argelina Sonatrach, la
española Cepsa, la italiana Endesa y la francesa GDF Suez. Además en la
construcción del gaseoducto han participado multinacionales japonesas
para proporcionar el acero de las tuberías, empresas españolas,
francesas e italianas para el tendido de dichas tuberías en el mar y
hasta la Rolls Royce para fabricar los compresores.
En
definitiva un número importante de empresas que se están beneficiando
del recurso argelino y lo más importante, este gaseoducto reduce los
costes de aprovisionamiento de gas en toda Europa y su dependencia de
Rusia, hasta tal punto que ha sido considerado por la Unión Europea
como proyecto de interés común en las redes transeuropeas de energía.
De hecho la UE aportó dos millones de euros para la realización de
proyectos y 1,4 millones más de euros para su construcción.
Y
ante tal magnitud de empresas, multinacionales y ciudadanos europeos
beneficiándose de este recurso nos encontramos con una mujer que vive
en el mismo territorio donde se extrae el gas, que trabaja para una
multinacional, en este caso la británica British Gas y que se resiste
con todas sus fuerzas a ser pisoteada, luchando sola, hasta las últimas
consecuencias, mediante una huelga de hambre iniciada el 9 de diciembre
de 2009, para protestar por su injusto despido.
Desde
la Confederación General del Trabajo del Estado Español nos preguntamos
dónde está la Europa de los derechos y las libertades, nos preguntamos
dónde está el talante del Sr Rodriguez Zapatero, responsable del
gobierno que este semestre preside la Unión Europea y sobre todo nos
preguntamos por qué no se está produciendo una intervención política
que ponga fin de una vez a esta situación de tremenda injusticia.
Igualmente
desde la Confederación General del Trabajo del Estado Español
responsabilizamos a la multinacional británica British Gas y a la clase
política de la vida de Meryem Medí.
Asimismo
recogemos el llamamiento a la solidaridad internacional realizado por
numerosos compañeros y compañeras argelinas y lo hacemos extensivo
animando a todas las organizaciones, colectivos y personas que lo
deseen a mostrar su apoyo por esta causa.
Comité Confederal de la Confederación General del Trabajo
RÉSOLUTION
DU COMITÉ CONFÉDÉRAL DE LA CONFÉDÉRATION GÉNÉRALE DU TRAVAIL (CGT) DE
L’ÉTAT ESPAGNOL FACE A LA SITUATION GRAVE DE LA CAMARADE ALGÉRIENNE
MERYEM MEHDI.
Le Comité Confédéral
de la CGT, réuni en Plénière Confédérale le 26 janvier 2010 et devant
de la situation grave de la camarade algérienne Meryem Mehdi a pris la
résolution suivante :
Après presque 50 jours
de grève de la faim en protestation à son licenciement arbitraire et
par l’attitude néo-coloniale avec laquelle agissent les entreprises
multinationales dans le sud algérien, la camarade Meryem Mehdi se
trouve dans un état désespéré. Les dernières nouvelles qui parlaient
d’un possible accord avec l’avocat de British Gas se sont avérées
infondées. La multinationale britannique maintient son silence et est
encore impassible devant la détérioration de l’état de santé de la
camarade. À son tour, les autorités algériennes maintiennent leur
silence complice. En effe, tandis que le Ministre de travail reçoit le
comité de solidarité avec Meryem , la policier frappe aux personnes
rassemblées et arrête la secrétaire générale du SNAPAP, Nassira
Ghozlane, et à deux camarades de SNAPAP et de la Ligue algérienne de
droits de l’Homme.
Nous considérons
inacceptable ce type de comportements par les multinationales, dans ce
cas British Gas. En plus d’exploiter les ressources naturelles d’un
territoire sans que ses habitants réellement profitent, ils se
consacrent à exploiter leurs travailleurs et travailleuses. Nous ne
devons pas oublier que l’Algérie est un des producteurs de gaz les plus
importants que le monde. Lors du récent sommet hispano-algérien tenu il
y a quelques jours en Espagne, des représentants des deux gouvernements
ont parlé de l’énergie et surtout de gaz. Et c’ est que le gazoduc
Medgaz est déjà en état de marche, et transporte le gaz algérien depuis
le désert du Sahara jusqu’à l’Europe (en entrant par Almeria). Medgaz
est un consortium formé par plusieurs multinationales comme l’Algérien
Sonatrach, l’Espagnol Cepsa, l’Endesa italienne et la française GDF
Suez. En outre, dans la construction du gazoduc ont pris part des
multinationales japonaises pour fournir l’acier des tuyauteries, les
entreprises espagnoles, françaises et italiennes pour la pose de ces
tuyauteries dans la mer et jusqu’à Rolls Royce pour fabriquer les
compresseurs.
En définitive l’important
nombre d’entreprises qui profitent des ressources algériennes et, le
plus important, ce gazoduc réduit les coûts d’approvisionnement de gaz
dans toute l’Europe et sa dépendance de la Russie, à un tel point que
sa construction a été considéré par l’Union Européenne comme projet
d’intérêt commun dans les réseaux trans-européens d’énergie. De fait
l’UE a apporté deux millions euros pour la réalisation de projets et de
1.4 million plus d’euros pour sa construction.
Et
devant une telle ampleur d’entreprises, multinationales européennes et
des citoyens en profitant de cette ressource, nous nous trouvons avec
une femme qui vit sur ce même territoire où on extrait le gaz, qui
travaille pour un multinationale, dans ce cas British Gas britannique
et qui se refuse avec toutes ses forces à être bafouée, en combattant
seule, jusqu’aux dernières conséquences, par une grève de faim entamée
le 9 décembre 2009, pour protester par son licenciement arbitraire.
A
la Confédération Générale du Travail de l’État espagnol nous nous
demandons où est l’Europe des droits et des libertés. Nous nous
demandons où quelle est la volonté de M. Rodriguez Zapatero,
responsable du gouvernement qui ce semestre préside l’Union Européenne
et surtout nous nous demandons pourquoi ne se produit pas une
intervention politique qui mette fin une fois pour toutes à cette
situation d’injustice énorme. En outre, la Confédération Générale du
Travail de l’État espagnol responsabilise la multinationale britannique
British Gas et la classe politique de la vie de Meryem Mehdi.
De
même, nous recueillons l’appel à la solidarité internationale effectué
par de nombreux camarades algériens/ennes et nous encourageons toutes
les organisations, groupes et personnes qui le souhaitent montrer leur
soutien pour cette cause.